Révolte au camp de la Pause

Révolte au camp de la pause Janvier 2007.

France 2007 Castres (81)

En 2005 je rencontre la communauté manouche de Castres. En allant les voir, je pensais y trouver le folklore de la guitare de Django, car il y a des enfants Reinhardt là-bas !

A quelques kilomètres de chez moi, j’entrais pour la première fois dans ce camp. Les rencontres que j’y ai faites m’ont fait prendre conscience des conditions de vie des gens du voyage en France. Pas de sanitaires, des problèmes d’ordures, des rats, un état de santé alarmant… dans une indifférence quasi générale. Le cliché folklorique du gitan venait de se faire écraser par la réalité. Non, les tsiganes ne jouent pas tous de la musique !

Leur conditions de vie n’étaient plus acceptables, la loi Besson était passée et aucun terrain aux normes n’était construit. Après un jour de colère et quelques pneus brûlés, la Mairie s’est manifestée. Un an plus tard, une aire d’accueil voyait le jour, l’hygiène redevenait enfin correcte mais de nombreux autres problèmes subsistent.

C’est en travaillant avec la coordinatrice sociale Myriam Hernandez et avec Kader Doulat que j’ai découvert les travailleurs sociaux. Il faut du courage pour mettre en place des actions innovantes, et affronter beaucoup d’obstacles.

Le pélerinage del Rocio


Un voyage de ferveur et de poussière

Andalousie 2005

Invitée par hasard à faire le pèlerinage avec la confrérie de « la Cabezas de San Juan », j’ai pu vivre un instant de nomadisme et constater que chaque année et pour une dizaine de jours, gitans et non-gitans d’Espagne se retrouvaient autour du même feu.

A la pentecôte, la vierge del Rocio appellée aussi  » la blanca paloma  » rassemble autour d’elle des centaines de milliers de pèlerins dans le village del Rocio de la province de Huelva.

C’est à pied, à cheval et en 4×4 que les pèlerins accompagnent le  » Sinpecado  » de leur village, une sorte de drapeau représentant la vierge et transporté par des mulets.

Ce mouvement rassemble gitans et payos (les non-gitans) dans un retour au nomadisme. Dans les roulottes aujourd’hui tirées par les tracteurs, quand le convoi s’arrête, on se repose et le soir autour du feu on danse les sévillanes.

Arrivé à El Rocio, ce pèlerinage religieux prend des allures orgiaques et fétichiste dès que la vierge est exposée aux regards.

Ce reportage est disponible sous forme d’exposition

Vie et Lumière


Cantiques en jazz manouche

Nevoy, Loiret (45), 2005

C’est en mai 2006 que je pars à la rencontre du mouvement pentecôtiste tsigane Vie et Lumière.
L’association cultuelle française (loi de 1905) fondée en 1952 par le pasteur Clément Le Cossec, un non-Tsigane (« gadjo »), fait partie de la Fédération protestante de France depuis 1975.
C’est à Nevoy (45) que j’assiste au grand rassemblement annuel. Plus de 3000 caravanes , environ 30 000 personnes sont venues pour prier, être baptisées ou pour recevoir la formation de pasteur.